Centrafrique : La relance du secteur de coton dans la Kemo au cœur des actions de l’association Keep In Touch

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BANGUI, 09 Octobre 2018 (RJDH)—La situation des cotonculteurs et relance du secteur de coton de la Kemo était au centre d’un échange organisé par l’association « Keep In Touch » en partenariat avec l’Ambassade des Etats-Unis en Centrafrique, le dimanche 7 octobre à Bangui. Cette rencontre qui a mobilisé les partenaires et les élus de la Kemo se veut être une piste de solution à ce secteur touché par la crise en Centrafrique.

La culture du coton fut au centre de cette rencontre de haut niveau initiée par l’association Keep In Touch dans l’optique de proposer des pistes de sortie à ce secteur qui constitue l’un des piliers du développement en Centrafrique. Cette réunion d’analyses a vu la participation des conseillers économique, politique et diplomatique des Ambassades des Etats-Unis et de la France ainsi que des deux députés de la Kemo.

Jean-Pierre Mara, député de Mala, a indiqué que la préfecture de Kemo fait partie des trois zones cotonnières définies en RCA mais qui éprouve des difficultés à cause des évènements fâcheux qui l’ont secoué. « La crise que le pays a traversé a eu des effets pervers sur la culture du coton. Il s’en est suivi des saccages des usines de la Pende, de Guifa et de la Kemo. Ceci a pour conséquence une désorganisation de la filière coton et on achète plus de coton régulièrement » a-t-il précisé.

Pour lui, l’Etat ne doit pas être le seul acheteur du coton centrafricain, «  l’Etat centrafricain détenait le monopole de la structure d’achat du coton à travers le ministère de l’agriculture. Mais avec la réorganisation du commerce mondial, chaque pays a eu à faire un choix et la république Centrafricaine a choisi d’ouvrir le marché du coton à des opérateurs ou sociétés si aucun centrafricain ne s’est présenté. Il se trouve que c’est la Chine, la France et la Turquie qui ont accepté de faire le deal avec le gouvernement centrafricain pour l’achat du coton. C’est un mécanisme qui s’inscrit dans la modification du commerce international » a-t-il indiqué.

Quant au Conseiller économique de l’Ambassade de France, Christian Alexandre Hamard, la France a de différentes assistances aide en ce qui concerne le secteur du coton. « Nous avons de différentes assistances aide envers la Centrafrique et sur la relance agricole. Nous avons déjà toute la facilitation qui nous avait permise l’arrivée de géocoton et que nous soutenons très régulièrement qu’il s’agisse du côté technique comme du soutien logistique et relationnel. Ce que nous voulons, c’est atteindre l’indépendance économique de cette filière en Centrafrique» a précisé le conseiller économique de l’Ambassade de la France.

Marcelin Yoyo, député de Sibut, souligne pour sa part que toutes les difficultés des cotonculteurs se situe au niveau de leurs factures non réglées par le gouvernement centrafricain. Pour lui, la situation financière à un impact sur le rendement de la filière coton dans la Kemo. La solution, poursuit-il, le gouvernement doit pouvoir éponger ces arriérés si nous voulons voir une relance de ce secteur, poumon économique du pays.

Au sortir de cette rencontre initiée par Brice Ekomo de l’association Keep In Touch, le mentoring et la mise en relation autour de l’industrie du coton a fait unanimité.

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