Centrafrique : La protection des civils est une responsabilité première du gouvernement selon la Minusca

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BANGUI, 11 Novembre 2017 (RJDH)—La mission onusienne a rappelé lors de sa conférence hebdomadaire que la protection des civils relève de la responsabilité première du gouvernement. Position exprimée par Koffi Edem Wogomebou, conseiller principal en matière de protection des civils à Bangui.

La Minusca est pointée du doigt dans la protection des civils dans les zones de conflits armés. C’est dans ce contexte que le conseiller principal en matière de protection des civils tient à faire des précisions et rappeler le rôle du gouvernement dans la protection des civils. Cette précision est faite alors que le secrétaire des Nations Unies Antonio Guterres a évoqué pour la première fois l’implication des Faca dans la résolution de la crise.

La protection des civils est certes le devoir de l’Etat. Problème, le comité de sanction n’a pas encore autorisé le gouvernement légitime de disposer des moyens létaux pour la protection des civils comme le souhaite le président gabonais Ali Bongo lors de l’Assemblée général du Conseil de Sécurité des Nations Unies en septembre dernier. L’officier de protection a cependant un avis nuancé et parle du soutien de l’ONU « la protection des civils est d’abord de la responsabilité de l’État centrafricain. Les efforts de la MINUSCA ne viennent qu’en appui à ceux des autorités centrafricaines, qui ont la responsabilité première de  protéger les civils » s’est-il exprimé.

Par ailleurs il s’est félicité des efforts déjà conjugués, « les efforts conjugués par le mission-autorités centrafricaines ont déjà porté des fruits  même si des efforts restent encore à déployer.  Notamment le dialogue avec les groupes armés initié par le Président de la République, les patrouilles conjointes avec les Forces de sécurité intérieures, le lancement du programme DDR et l’appui à la restauration de l’autorité de l’Etat » a ajouté le conseiller.

D’après la Minusca, la protection des civils est basée sur trois piliers qui sont le dialogue et l’engagement, la protection physique et la création d’un environnement protecteur. Néanmoins, le  mandat de la Mission est autorisée à prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer la protection des civils immédiatement menacés de violences physiques en particulier les femmes et les enfants touchés par le conflit armé.

Plusieurs personnes contactées par le RJDH sur cette question parlent de déclaration d’intention et disent attendre de voir est-ce le passage de Guterres peut changer quelque chose dans l’approche de Minusca dans la protection des civils. Entre temps, la Minusca dit avoir enregistré du 2 au 7 novembre 2017, 66 incidents pour au moins 90 victimes.

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