Centrafrique : La presse écrite nationale se penche sur la question du dialogue

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BANGUI, 20 Juin 2018 (RJDH) — Nos confrères continuent de s’intéresser au dialogue politique en préparation. Tous semblent pessimistes sur ce dialogue.  

Le démocrate ne cache pas son pessimisme sur ce dialogue qu’il qualifie de tous les dangers. Dans un article d’analyse, le journal craint que cette rencontre aboutisse à l’amnistie de ceux qu’il appelle des « seigneurs de guerre » et au partage du pouvoir de l’Etat, ce qui selon nos confrères, faciliterait la prolongation de la crise qui anéantie le pays depuis 2013. « Si le président Touadéra accepte d’aller à ce dialogue préconisé par l’UA, il reviendra le bec dans l’eau comme Bozizé en 2013 », avertit Jean Serge Wafio, cité par le Démocrate.

L’Agora sur le dialogue en vue, craint quant à lui, une division de la société centrafricaine d’où le titre interrogatif « le prochain dialogue politique va-t-il diviser les Centrafricains ? ». Le journal regrette que tous les 10 ans, le pays se retrouve à la case départ avec les mêmes dialogues, les mêmes contenus et les mêmes participants.

Toujours sur ce dialogue, l’Agora publie le manifeste de trois pages produit par la société civile qui qualifie d’exclusif le dialogue en préparation. Les organisations de la société civile signataires du document, dénoncent l’exclusion systématique de la société civile et des autres forces vives de la nation, le clientélisme du gouvernement et le projet de délocalisation du dialogue.

Le Confident dont le pessimisme sur le dialogue est connu, n’est pas revenu ce jour sur la question mais s’est intéressé à ce qu’il appelle la descente aux enfers depuis la coopération avec la Russie. Le journal rappelle la rencontre de Sotchi qui a abouti à la livraison des armes russes et aux agitations des groupes armés. Nos confrères s’inquiètent du silence des hommes politiques alors que le pays, selon le Confident risque un nouveau chaos.

Le démocrate continue d’enquêter sur l’affaire Becker, l’ancien champion de tennis de nationalité allemande qui pour échapper à la justice, évoque une immunité diplomatique résultant de la détention d’un passeport diplomatique centrafricain. Aujourd’hui, le journal met en relief les contradictions entre les propos du ministre centrafricain des Affaires Etrangères et ceux de l’ambassadeur de la RCA en Belgique. Alors que le ministre Charles Armel Doubane ne reconnait pas avoir délivré ce passeport, l’ambassadeur Daniel Emery Dede reconnait que Becker détient bel et bien ledit passeport. Qui dit vrai ? Difficile de le savoir à l’heure actuelle selon nos confrères.

Nous terminons cette revue de presse par deux faits divers. Le premier concerne le procureur et le commandant de brigade de Bossembélé. Ces deux agents de l’Etat ont quitté la ville sous pression de la population qui leur reproche de faire le jeu de la communauté peulhs. Le procureur et le commandant de brigade, selon nos confrères du journal le confident ont réjoui Bangui par la brousse et aujourd’hui ne peuvent plus regagner leurs postes par peur d’être mis à mort par les jeunes furieux qui les recherchent.

Le second fait publié par le démocrate, est l’état d’ivresse du ministre des travaux publics Ahmed Senoussi lors de la célébration lundi dernier de la fête des bateaux dragons à l’ambassade de la Chine. Ce membre du gouvernement a été obligé de quitter les lieux par ses collègues qui ont constaté qu’il était sou et qu’il attirait négativement l’attention des invités par des paroles et gestes déplacés.

Ce sont les principaux sujets qui ont intéressé ce matin nos confrères de la presse écrite. Bonne lecture à toutes et tous mais sachez-le, « la vie est action par conséquent, prenons action tous les jours ».

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