Centrafrique : La mission de Haut niveau ONU/UA condamne la poursuite des violences en Centrafrique

0

BANGUI, le 11 janvier 2019 (RJDH)—Lors de leur dernière conférence de presse en date du 10 janvier 2019, la mission de haut niveau ONU-UA condamne et met en garde contre la poursuite des violences après l’annonce de la date du dialogue de Khartoum.

En séjour à Bangui pour deux jours du 8 au 10 janvier 2019 pour lancer le top du dialogue de l’UA pour la paix en Centrafrique, la mission conjointe UA-ONU a été aussi témoin des violences déclenchées à Bambari par les hommes de l’UPC alors que le gouvernement s’apprêtait à lancer la JMA reportée à Bambari.

Une situation qui n’a absolument pas laissé indifférent les hauts représentants africains et onusiens. Smail Chergui, Commissaire de l’Union africaine à la paix et à la sécurité, espère que « dans toutes les parties du territoire, quel que soit les religions quel que soit leur orientation, il est temps de mettre les énergies pour créer les conditions propices à la relance de ce pays frère ».

Il affirme qu’il y a parfois des fausses rumeurs qui aboutissent à des catastrophes, « Nous n’avons plus besoin de cela. Et aujourd’hui, au moment où nous nous engageons dans ce processus, de paix, il n’y a plus de raison pour qui que ce soit de continuer à prôner la violence. Qu’ils soient ici ou ailleurs. Ce sont des actes, ce sont des comportements que nous n’accepterons plus. Il n’y a plus de raison aujourd’hui pour que les gens persistent dans la haine et les conditions qui divisent ce peuple », a-t-il fait savoir.

Pour Smail Chergui, aucune raison ne justifie les violences encore dans le pays, « qu’aucune explication, qu’aucune raison ne justifient de violences supplémentaires, ni contre la population, ni contre les nations-unies ni contre toutes les bonnes volontés y compris des humanitaires qui sont sur le terrain » a-t-il rappelé.

A l’occasion de son séjour, la mission a au cours de ses discussions abordées des questions clés. Parce que selon Chergui, la mission veut que les négociations partent sur des bases simples, sur des bases clés et que nous puissions conclure les négociations le plus rapidement possibles.
« Nous sommes d’avis que la souffrance des femmes et des hommes de ce pays a été trop longue. Et que des défis à relever sont énormes. En ce début d’année, un rendez-vous ferme doit être pris pour la paix, la fraternité et les retrouvailles entre frères et sœurs autour d’un projet national qui est réellement de faire avancer ce pays de lui permettre de retrouver sa place tant au niveau national que dans sa région que sur le continent africain », a-t-il fait savoir.

Malgré que l’UA et l’ONU avancent avec le gouvernement dans les préparatifs de la mise en œuvre du dialogue pour la paix et la réconciliation en Centrafrique, les groupes armés ne cessent de briller dans les actes de violences ces derniers temps dans tout le pays.

Partage.

L'auteur

Cyrille Wegue est Journaliste-reporter au Réseau des Journaliste pour les Droits de l’Homme depuis 21 septembre 2018. Il est ressortissant du Département des Sciences de l’Information et de la Communication (3ème Promotion) à l’Université de Bangui où il a décroché sa Licence Professionnelle en Journalisme. Il était Journaliste Reporter au quotidien Le Démocrate de Juillet 2014-Sptembre 2018. Il est également maquettiste de plusieurs bulletins d’informations.

Commenter

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.