Centrafrique : La Minusca prend acte de la décision du gouvernement gabonais de retirer ses troupes du pays

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BANGUI, 14 Mars 2018 (RJDH)—Depuis que le gouvernement gabonais a annoncé le retrait de ses troupes de la Minusca en  Centrafrique, la mission onusienne dit prendre acte de cette décision. Déclaration faite ce matin par Hervé Verhoosel, Directeur de la Communication Stratégique et de l’Information Publique de la Minusca, lors de la conférence de presse hebdomadaire de la mission.

Pointé du doigt dans les affaires d’abus sexuels en Centrafrique, le Gabon a décidé de retirer ses hommes de la Minusca. Une décision que les responsables onusiens au pays n’ont pas voulu commenter mais déclarent prendre acte et saluent la contribution du Gabon dans l’effort du maintien de la paix en RCA. «La Minusca prend acte de la décision du gouvernement gabonais de retirer prochainement et progressivement ses troupes de maintien de la paix dans ce pays. La mise à disponibilité des troupes de maintien est une décision souveraine d’un pays et ce n’est pas quelque chose qui est obligatoire. Les pays qui le font, le font de leur propre plein gré. Nous respectons donc cette décision du gouvernement gabonais », déclare-t-il.

Le gouvernement gabonais avait indiqué la semaine dernière son intention de retirer ses hommes, au moins 450 dans la Minusca. Pour le Gabon, la situation sécuritaire est bonne et ses hommes peuvent rentrer. Une chose, à Bangassou, l’Evêque Aguire avait alerté sur les possibles cas de viol qui impliqueraient les troupes gabonaises.

L’occasion a aussi permis à la Division des Droits de l’Homme (DDH) de la Minusca de faire l’état de la situation des droits de l’homme, les développements positifs et leurs préoccupations majeures.

Cherifou Gassama, Directeur Adjoint de la division, a indiqué que du 8 au 14 Mars, la DDH de la Minusca a enregistré 55 cas d’incidents liés aux violations des droits de l’homme en Centrafrique. «Cette semaine nous avons recensé 55 cas d’incidents de violations de graves de l’homme. Ces 55 cas sont des cas recensés, vérifiés, documentés et intégrés dans notre base de donnée », a-t-il dit.

Sur les cas d’abus sexuels des casques bleus, il annonce qu’il y a désormais un changement dans le suivi de ces allégations. «Nous avons maintenant l’Avocat des victimes ; c’est un changement. Et il faut savoir  qu’il y a toute une procédure qui est menée à partir de New-York avec les Etats membres qui doivent ouvrir des enquêtes. Et les Avocats des victimes maintenant voyagent dans les pays pour voir où en est la procédure ou l’enquête. Donc, on a avancé un peu  dans le suivi au sein des pays accusés». a-t-il déclaré.

De plus en plus des cas des violations des droits de l’homme sont enregistrés dans le pays mais l’Etat doit être le bras protecteur de  ces droits

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L'auteur

Vianney Ingasso est journaliste-reporter au Réseau des Journalistes pour les Droits de l’Homme (RJDH). Après son passage à l’Université de Bangui, précisément au Département des Sciences de L’information et de la Communication où il obtint sa Licence Professionnelle en Journalisme (DSIC-6ème promotion), il a été stagiaire à la Radio Centrafrique et animateur à la Radio Voix des Jeunes.

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