Centrafrique : La Minusca perd 13 soldats dans le pays en 2017

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BANGUI, 16 novembre 2017 (RJDH)—La Minusca a perdu plusieurs soldats ces douze derniers mois. Certains sont tués dans des combats et d’autres sont morts suite à des maladies.

2017 est certainement l’année la plus meurtrière pour la Minusca depuis son déploiement en Centrafrique en septembre 2014.  Officiellement, 13 soldats de la paix ont perdu la vie cette année. La plupart sont tués sur le terrain des combats sur le territoire centrafricain.

Le plus lourd bilan a été enregistré après l’embuscade de mai 2017 dans le Haut-Mbomou. Entre Rafai et Bangassou au Sud-est du pays, 6 casques bleus dont quatre cambodgiens et deux marocains ont été tués. Ces soldats escortaient des camions pour une assistance humanitaire dans la région. Pendant l’attaque, dix autres éléments dont neuf marocains et un cambodgien ont été blessés.

Une semaine après cette attaque, un soldat a été enlevé puis tué à Mboki. Le 5 janvier 2017, un autre casque bleu est tué entre Koui et Bocaranga, des villes sous contrôle à l’époque des 3R de Sidiki. Notons que parmi les 13 soldats, il y a certains qui sont morts de maladies.

Les assassinats répétés des casques bleus dans le Sud du pays, avaient contraint les Nations-Unies à dépêcher en Centrafrique, le 12 mai 2017, le Secrétaire Général adjoint pour le maintien de la paix Jean Pierre Lacroix. Ce dernier avait condamné ces actes et annoncé l’ouverture des enquêtes. Les attaques contre les soldats de la paix, selon la charte des Nations-Unies, sont considérées comme des crimes de guerre.

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