Centrafrique : La justice soudanaise enquêtera à Bangui après le meurtre accidentel de l’aide de camp de l’Ambassadeur

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BANGUI, le 11 Mai 2018 (RJDH) — Des juges soudanais seront dans les prochains jours à Bangui pour enquêter après l’assassinat de leur diplomate en Centrafrique. L’information est publiée par Xinhua un site d’information chinoise

Après le meurtre accidentel de l’aide de camp de l’Ambassadeur du Soudan lors de la journée « ville morte » le 4 mai à Bangui par des policiers centrafricains, Khartoum veut faire la lumière sur les circonstances de cet assassinat a rapporté Xinhua un site d’information chinoise.

Le journal annonce « l’arrivée imminente dans la capitale centrafricaine Bangui de juges soudanais afin de faire la lumière sur le meurtre d’un diplomate de leur pays tué à Bangui par des policiers ». Information recueillie auprès d’une source proche de la Primature, a indiqué Xinhua.

Après cet incident diplomatique sans précédent entre Bangui et Khartoum et vu sa gravité, le Premier Ministre centrafricain, Simplice Mathieu Sarandji, s’était rendu au Soudan accompagné du Ministre des Affaires Étrangères, Charles Armel Doubane et du Maire de la ville Bangui, Emile Gros Raymond Nakombo. Le chef du gouvernement était « porteur d’un message du Président Faustin Archange Touadéra à son homologue soudanais, Omar El Béchir pour lui présenter ses condoléances », a rapporté l’Agence de Presse centrafricaine (ACAP).

D’après l’ACAP, dans la capitale soudanaise, le premier ministre Sarandji a été reçu par le Président Omar El-Béchir, le Premier Ministre Bakri Hassan Saleh et la famille du défunt.

Le chef du gouvernement s’est réjouit de l’amitié entre son pays et le Soudan. « Mon plaisir, c’est de rendre compte qu’à travers les propos qui ont été tenus ici et là, et par le Premier ministre, et par la famille du défunt, et par le président de la République du Soudan lui-même, le général Omar Béchir, le Soudan sera toujours au côté du peuple centrafricain », a déclaré S.M Sarandji à la presse.

Le 4 mai pendant la journée « ville morte » décrétée par la société civile, « l’aide de camp de l’Ambassadeur du Soudan avait été repéré par les hommes de l’Office Centrafricain de Répression du Banditismes (OCRB) avec une arme dans sa voiture. Ils l’ont alors pris en chasse et l’ont abattu alors qu’il venait de rentrer à son domicile, une enceinte diplomatique soudanaise », a indiqué des sources.

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