Centrafrique : La coordination humanitaire dénonce le pillage de neuf organisations humanitaires à Bambari

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BANGUI, 31 mai 2018 (RJDH)—La Coordination des Affaires Humanitaires a dénoncé dans un communiqué ce jeudi 31 mai le pillage de neuf  (9) organisations humanitaires dans la ville de Bambari, au mois de mai 2018, suite aux violences qui ont repris dans cette ville.

La République centrafricaine est et reste l’un des pays les plus dangereux au monde pour les opérations humanitaires. Les actes de violence et pillages des organisations humanitaires ainsi que les agressions du personnel sont survenus systématiquement dans les dernières vagues de violence qui ont touchées certaines zones du pays. Au courant du mois de mai dans la seule ville de Bambari, au Centre de la Centrafrique, des locaux de 9 organisations humanitaires ont été pillés ainsi que la Commission nationale des réfugiés (CNR). Depuis le début de l’année 2018, 4 personnels humanitaires ont perdu la vie dans le cadre de leur mission.

Selon le communiqué de presse, le Coordonnateur humanitaire en République centrafricaine, Najat Rochdi, en mission pour rencontrer les donateurs et mobiliser les fonds pour l’assistance humanitaire « déplore ces attaques lâches et répétées et qui handicapent la capacité de mobiliser des fonds ». Elle rappelle par ailleurs que « ces actes violent le droit international et pénalisent en premier lieu les populations vulnérables affectées par la violence ».

Ces agissements et cette criminalité affectent les humanitaires et les obligent à suspendre temporairement ou à limiter leurs activités et « ce sont alors encore les populations fragilisées par une violence chronique et des déplacements répétitifs qui en souffrent », a insisté Mme Rochdi. « Lorsque des stocks de médicaments ou de vivres sont pillés ou que des convois humanitaires sont attaqués, rappelons-nous que ce sont des milliers de personnes qui risquent de mourir ou pâtir de la faim ou de la maladie » a-t-elle ajouté.

Bambari compte près de 37 000 personnes déplacées internes réparties dans 9 sites. Les acteurs humanitaires apportent au quotidien, entre autres, des soins de santé, un appui nutritionnel aux enfants souffrant de malnutrition aigüe ou sévère, des rations alimentaires ou encore un soutien psycho-social aux femmes victimes de violences basées sur le genre. Les humanitaires s’assurent aussi de l’approvisionnement en eau potable non seulement aux déplacés mais à la communauté hôte.

Les violences ont repris à Bambari depuis le 14 mai alors que cette ville a été déclarée par les Nations-Unies, « ville sans armes ». Bambari est la ville qui a bénéficié plus des retombées de fonds mobilisés à Bruxelles en Belgique par le gouvernement, dans le cadre du plan de relèvement et de la consolidation de la paix.

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L'auteur

Fridolin Ngoulou est journaliste de formation et Rédacteur en Chef du RJDH. Il est ressortissant du département des sciences de l'information et de la communication de l'Université de Bangui, où il a obtenu sa licence, première promotion en 2012. Au RJDH, il a travaillé de 2014 à 2017 comme Journaliste Reporter, Webmaster et spécialiste des médias sociaux avant d'être nommé Rédacteur en Chef le 18 Janvier 2018. Il est membre de plusieurs organisations professionnelles des médias.

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