Centrafrique : La campagne de café au centre du pays, perturbée par les groupes armés

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BANGUI, 08 janvier 2018 (RJDH) —La campagne de café à Bambari et ses environs, a été perturbée par les groupes armés. Les acheteurs se plaignent des multiples taxes que leur imposent les hommes armés.

Selon les informations-RJDH, les groupes armés opérationnels au centre du pays, ont imposé plusieurs taxes dont les montants varient d’un poste à un autre. De l’avis des commerçants interrogés à Bambari, « nos principales  difficultés sont les formalités  que les Anti-Balaka et les ex-Séléka nous exigent tout au long de la route. De Bambari à Kouango, nous avons les barrières des Anti-Balaka au Pk22, Pk50, Pk70 et sur chaque barrière, on doit verser 1500Fcfa. Après eux, ce sont les barrières des ex-Séléka qui exigent aussi de l’argent. En plus, il y a la mairie qui demande 500Fcfa par sac du café. Et  ces formalités sont exigées en allés et retours », explique Hervé, acheteur sur l’axe Bambari-Kouango.

Ces multiples formalités semblent décourager les acheteurs, « cette situation nous décourage et bon nombre de jeunes de Bambari sont obligés de se livrer à des scènes de barbarie ou retourner dans les groupes armés », confie une autre source.

L’Etat centrafricain a perdu le contrôle du circuit de café au centre du pays  depuis trois années. Ce sont les groupes armés qui s’imposent en prélevant les taxes à ceux qui continuent d’acheter le café dans ce secteur. Les soudanais qui ont l’habitude de descendre à Bambari et les sous-préfectures pour acheter du café ne se sont pas rendus sur le terrain depuis deux années à cause des tracasseries que leur imposent les groupes armés.

L’Etat centrafricain est engagé dans le secteur du café à travers l’Office de Règlementation de la Commercialisation et du Contrôle de conditionnement des Produit Agricoles (ORCCPA). Les pertes de l’Etat dans le secteur chaque année depuis 2014, est estimées à plusieurs centaines de millions.

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