Centrafrique : Jean Serge Bokassa porte plainte contre un cadre du cadastre suite à l’agression d’une policière

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BANGUI, 14 mars 2017 (RJDH)—Le ministère de la sécurité publique a annoncé son intention de porter plainte contre le directeur général d’un service public pour agression d’une policière dans l’exercice de ses fonctions ce 7 mars au Centre-ville. L’annonce a été faite par Jean Serge Bokassa sur sa page facebook après avoir reçu la victime de l’agression.

Cette agression policière est la première enregistrée en 2017 alors que les femmes de Centrafrique à l’instar du monde se préparaient à la célébration de la journée internationale des droits de la femme.

Selon les circonstances de cette agression relatée par la victime, elle faisait le contrôle de routine ce 7 mars, « ayant constaté que le chauffeur n’avait pas de permis de conduire, j’ai demandé les papiers de véhicule qui portaient des anomalies. J’ai demandé au chauffeur de me suivre à la Compagnie Nationale de Sécurité. Le Directeur Général est descendu de son véhicule, monté dans le taxi avec moi et a commencé à m’agresser au niveau de la pharmacie Paloma jusqu’à me jeter par terre», a-t-elle relaté.

Ce  13 mars, le Ministre en charge de l’Intérieur, de la Sécurité Publique et de l’Administration du Territoire Jean Serge Bokassa, a reçu Mme Wallaba Marie-Yvette, auxiliaire de la police, agressée par un usager de la voie publique. « Ce dernier a honteusement porté main sur cette auxiliaire de la police, qui essayait de faire son travail. Il est vrai que les tracasseries routières auxquelles nous essayons de remédier sont exaspérantes, mais rien ne peut justifier une telle barbarie », a qualifié Jean Serge Bokassa.

Selon le ministre Jean Serge Bokassa, une « procédure est enclenchée en justice, nous veillerons personnellement à son aboutissement avec diligence » a-t-il lâché.

Déjà, avant la réaction du ministre Jean Serge Bokassa, le Réseau des filles et femmes Elites pour le développement (RFFED) a condamné cette agression,  « Etant en exercice de ses fonctions au service de la nation Centrafricaine, cet acte odieux et hors la loi, perpétré à l’endroit de cette valeureuse citoyenne dans l’exercice de ses fonctions revêt et soulève beaucoup des questions liées aux droits de la femme », a  relevé le RFFED dans un communiqué publié le 11 mars 2017.

 « Assez d’être violée, assez d’être agressée, assez d’être maltraitée et humiliée, le RFFED condamne cet acte inhumain, inqualifiable et intolérable. L’auteur doit être condamné à une peine à la mesure de la gravité de l’acte », a souhaité la Coordonnatrice du RFFED, Paméla Audrey Derom.

Le présumé auteur de cet acte n’a pas été joignable pour sa version des faits.

Même si le cas d’agression physique des policiers n’est pas fréquente, les menaces, intimidations et insultes des supposés être proches des pouvoirs publics sont fréquentes.

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L'auteur

Fridolin Ngoulou est journaliste de formation. Il est ressortissant du département des sciences de l'information et de la communication de l'Université de Bangui, où il a obtenu sa licence, première promotion en 2012. Au RJDH, il est Journaliste Reporter, Webmaster et spécialiste des médias sociaux depuis avril 2014. Il est membre de plusieurs organisations professionnelles des médias.

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