Centrafrique : Human Rights Watch recommande plus d’attention sur la Cour Pénale Spéciale

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BANGUI, 10 Juillet 2017(RJDH) —-L’ONG internationale Human Rights Watch a dans son rapport de Juillet 2017, formulé des recommandations pour renforcer le soutien particulier à la Cour Pénale Spéciale dont certains de ses membres viennent de prêter serment à Bangui. Le rapport intitulé, « meurtres impunis, crimes de guerres, crimes contre l’humanité et la Cour Pénale Spéciale » a documenté les crimes entre fin 2014 et Avril 2017, rapport dont RJDH a eu copie.

Le rapport Human Rights Watch documentant les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité commis entre fin 2014 et avril 2017, intervient dans un contexte où plusieurs personnalités politiques et responsables des groupes politico-militaires rejettent l’idée de la mise en place rapide de cette juridiction hybride, la Cour Pénale Spéciale pour juger les présumés auteurs des crimes.

Human Rights Watch recommande une attention particulière de la part de gouvernement centrafricaine, des partenaires et bien d’autres afin de soutenir la Cour Pénale Spéciale, « il faut renforcer l’attention et le soutien apportés à la Cour pénale spéciale (CPS) récemment créée, qui offre une chance unique pour que les responsables de ces crimes graves soient tenus de rendre des comptes. Toutefois, pour être efficace, la CPS exige un engagement soutenu de la part du gouvernement du président Faustin-Archange Touadera, ainsi qu’un soutien pratique, politique et financier de la part des Nations Unies, aussi des gouvernements individuels, notamment pour la protection des témoins et la sécurité du personnel judiciaire», peut-on lire dans ce document de HRW.

Dans ce rapport publié le 05 juillet dernier, Human Rights Watch a demandé au Parlement d’accepter de lever l’immunité de tout membre impliqué dans les exactions.

Au moins 566 civils au cours d’attaques entre novembre 2014 et avril 2017, ainsi que la mort de 144 personnes dans la brousse  ont été documentés dans ce rapport. Pendant ce temps, des groupes armés ont détruit au moins 4. 207 maisons.

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L'auteur

Judicaël Yongo est ressortissant du Département des Sciences de l’Information et de la Communication (DSIC) à l’Université de Bangui. Titulaire d’une Licence en Journalisme, il est actuellement Journaliste-Reporter au Réseau des Journalistes pour les Droits l’Homme à Bangui (RJDH).

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