Centrafrique : Hausse des prix des produits de premières nécessités à Bang suite à la fermeture de frontière avec le Cameroun

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Bozoum le 23 Aout 2017(RJDH)—les prix des produits de première nécessité ont augmenté depuis trois mois à Bang dans le nord-ouest du pays, localité frontalière avec le Cameroun. Cette augmentation est la conséquence directe des agissements des éléments de la Séléka ayant motivé la fermeture de la frontière par le Cameroun, il y a trois mois.

Le kilo du sucre qui se vendait auparavant à 900Fcfa est aujourd’hui à 1200F, le savon, l’huile et autres ont connu une nette augmentation alors que le pouvoir d’achat de la population majoritairement des cultivateurs et de petits commerces, lui ne suit pas le rythme du marché. Une situation décriée par la population joint le RJDH et qui appelle le gouvernement à l’action.

Les autochtones de Bang considèrent la décision des autorités camerounaises de l’asphyxie de leur communauté, et comprennent aussi les motivations de cette décision. « C’est bien dommage parce que c’est portefeuille des pauvres qui en souffre. Mais il faut comprendre ce sont ces Séléka qui sont à la frontière à Bang qui sont la cause de notre malheur. Ils exigent des sommes importantes aux usagers de la route et freinent l’activité commerciale » a indiqué au RJDH Roger un habitant de Bang.

Pour l’heure, le ravitaillement à partir de Bang, zone économique et commerciale dans l’Ouham Péndé des produits commerciaux et vivriers devient difficile et les opérateurs économiques parlent d’une solution négociée ou militaire pour favoriser le commerce. « Nous nous approvisionnons à partir d’ici, nous payons des taxes douaniers à l’Etat, mais aujourd’hui, on ne peut plus à cause des hommes armés, il faut franchement libérer cette localité si vraiment les gens ont le souci du commerce dans ce pays » a lâché un opérateur économique sous couvert de l’anonymat.

L’insécurité au nord-ouest du pays impacte négativement l’économie du pays dans un contexte de tension de trésorerie et de révision en baisse de la prévision de croissance du pays par la Banque centrale et le FMI.

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