Centrafrique : La hausse des prix des denrées alimentaires ne profite pas aux ménages à Baboua

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BABOUA, 16 Aout 2017 (RJDH) – Les vendeurs de plusieurs produits vivriers ont augmenté les prix des denrées alimentaires ce dernier temps, suite à l’insécurité et l’éloignement des régions de production. Cette hausse des prix a conduit à la réduction de la ration alimentaire des ménages à Baboua.

Le prix d’un bœuf, par exemple, passe de 200.000 FCFA à plus de 300.000 FCFA. Les consommateurs des produits vivriers à Baboua ont formulé leur plainte par rapport à la hausse des prix des produits vivriers. Ils interviennent dans un contexte où les éleveurs se retrouvent avec leurs bétails éloignés de la ville et les bœufs sont devenus la cible des groupes armés.

Maurice Barbou, boucher à Baboua, a confirmé que les éleveurs ont sensiblement augmenté le prix d’une tête, « dans un passé récent, nous achetions un bœuf à 200.000 Fcfa. Après la recrudescence des hostilités, les éleveurs se sont éloignés de la ville et ont augmenté le prix d’une tête à 300.000 FCFA, parfois même à 400.000 FCFA », confie-t-il.

Une ménagère s’inquiète de l’augmentation des prix des denrées alimentaires qui ne lui permettent pas de subvenir convenablement aux besoins de sa famille, « nous ne mangeons qu’une seule fois par jour, suite à la flambée des prix des denrées alimentaires. Le prix de cuvette de manioc qui se vendait à 1.500 FCFA coûte 2.500 FCFA. Le kilogramme de viande de bœuf sur le marché passe de 1.500 à 1.800, parfois même à 2000 FCFA », déplore cette femme au foyer.

La rareté et la cherté des prix des denrées alimentaires à Baboua tire racine dans les phénomènes intempérie et dépeuplement de la ville, « des habitants se sont réfugiés au Cameroun pour se mettre à l’abri des attaques des groupes armés. Et,  il pleut abondamment ce dernier temps. Cette période ne favorise pas le séchage du manioc. Les revendeurs du manioc s’en procurent depuis le Cameroun voisin », a expliqué un commerçant sous l’anonymat.

Signalons que la campagne agricole lancée en février 2017 par le Président de la République Centrafricaine, Faustin Archange Touadera, n’a pas été suivie à cause des guerres à répétition à l’intérieur du pays. Le panier de la ménagère est ainsi en souffrance.

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