Centrafrique : Les groupes parlementaires exigent du premier ministre des garanties sécuritaires

1

BANGUI, 28 juin 2016 (RJDH)—Les groupes parlementaires ont exigé du premier ministre le rétablissement rapide de la sécurité sur l’ensemble du territoire. Ils ont, au cours de l’interpellation du chef du gouvernement, réclamé le réarmement des Forces armées centrafricaines.  

Les groupes parlementaires centrafricains sont unanimes sur la condamnation de la flambée de violence que la République Centrafricaine a enregistrée ces derniers jours « nous condamnons avec fermeté les violences qui ont secoué le pays ces derniers temps » a affirmé le président du groupe parlementaire Kelemba pour qui, la sécurité du peuple ne doit pas être négociée, « c’est une exigence qui s’impose au gouvernement qui a les moyens légaux » fait-il savoir avant de demander au premier ministre de faire de la justice une priorité dans la lutte contre l’insécurité. Il a aussi souhaité que le service militaire obligatoire soit renouvelé «  au-delà, il faut que le gouvernement puisse renforcer les services de renseignements » suggère le président de ce groupe parlementaire.

Le groupe parlementaire UNDP appelle au retour des forces armées centrafricaines qui, aux yeux de cette famille parlementaire sont les seules capables de ramener la paix dans ce pays « nous avons vu la Minusca à l’œuvre pendant des années et nous pensons que cette force ne fait pas ce qu’il faut pour ramener la paix dans le pays, seule notre armée sera à même de ramener la paix » a déclaré le président de ce groupe parlementaire.

Les familles parlementaires URCA et MLPC ont été plus dures avec le premier ministre qui, à leurs yeux ne semble pas faire ce qu’il faut pour garantir la sécurité au peuple centrafricain. André Nalké Dorogo, 1er vice-président de l’URCA et président du groupe parlementaire de cette formation politique doute de la capacité du gouvernement de combattre l’insécurité, de contrer les criminels et d’assurer l’autorité de l’Etat. L’URCA a demandé au premier ministre de faire reprendre les FACA ou de capitaliser la présence et la force de la Minusca pour assurer la protection des civils.

La déclaration du groupe parlementaire MLPC lue par le député de Kabo, Clément Noubona commence par rappeler la gravité de la situation « l’heure est grave » peut-on lire au début de cette déclaration. Les élus du MLPC demandent à l’exécutif de prendre ses responsabilités avant que cela ne soit tard « il faut aujourd’hui des actes et non des paroles » souligne le député de Kabo.

Les représentants des groupes parlementaires ont posé cette exigence lors de la 3ème session extraordinaire de l’assemblée nationale sur la question sécuritaire prévue du 27 juin au 02 juillet prochain. Cette session est convoquée après une vague de violences enregistrées à Bangui et dans plusieurs villes de l’arrière-pays.

Partage.

L'auteur

Un commentaire

  1. Judicael ouikon dongongo le

    Les maudits diputis de mlpc ont vu là en sommes nous maintenant? Quand leur mesquin président ziguelé priait ses maîtres français d’armer et de financer les seleka pour lui permettre d’accéder au pouvoir, ces diputis étaient où ? aujourd’hui, vous devez avoir honte de réclamer quoique ce soit à Mr Sarandji.
    Comme tout bon esclave, ziguele devrait supplier ces malheureux maîtres à reprendre les armes qu’ils ont distribuées aux misilumi afin de faciliter la pacification du pays ainsi que la cohésion nationale.
    Ah bon, c maintenant que le parti mlpc se rend compte de la gravité de la situation? C ouf, ça

Commenter