Centrafrique : Le Groupe de la Société civile projette trois jours de deuil et un concert de casserole contre les violences

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BANGUI, le 14 Octobre 2017(RJDH) —Un concert de casserole et trois jours de deuil du Groupe de Travail de la Société civile est en préparation dans la capitale d’ici fin octobre. Une manifestation selon le porte-porale de cette organisation Paul Crescent Beninga pour protester contre la situation sécuritaire dégradante dans le pays.   

L’idée de l’instauration de trois jours de deuil suivi du concert de casserole par le Groupe de Travail de la Société civile en Centrafrique intervient dans un contexte de crise sécuritaire à l’intérieur du pays, notamment à Bocaranga, Koui, Kembé, Zemio et bien d’autres zones encore sous tension. Il s’agit selon le porte-parole par intérim du Groupe de Travail de la Société civile Paul Crescent Beninga d’une initiative visant à protester contre la recrudescence de violence dans certaines régions de la République Centrafricaine.

« Nous allons décréter trois jours de deuil du 24 au 27 octobre prochain. Cela se matérialise par le port de tenue noire ou l’attache de banderole de couleur noire et le soir pendant ces trois jours, le concert de casserole va se suivre. Il ne s’agit pas d’une marche pacifique mais que le peuple centrafricain reste surplace et procède au concert de casserole pour ne pas causer de trouble à l’ordre public », dit-il.

Le Groupe de Travail de la Société Civile avait lancé en octobre 2016, une pétition pour demander le départ de la Minusca pour des raisons de passivité et d’inefficacité face aux violences et attaques dans le pays. Une manifestation qui s’est soldée par la mort quelques manifestants à Bangui et l’arrestation des leaders d’organisation de la marche pacifique.

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L'auteur

Judicaël Yongo est ressortissant du Département des Sciences de l’Information et de la Communication (DSIC) à l’Université de Bangui. Titulaire d’une Licence en Journalisme, il est actuellement Journaliste-Reporter au Réseau des Journalistes pour les Droits l’Homme à Bangui (RJDH).

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