Centrafrique: Les greffiers intégrables, posent l’intégration comme condition de la reprise du travail

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BANGUI, 04 Avril 2017(RJDH)—Les greffiers et régisseurs en instance d’intégration durcissent leur mouvement de grève déclenché depuis le 22 mars dernier. Ceux-ci conditionnent la reprise du travail par leur intégration dans la fonction publique.

Les activités au niveau des maisons carcérales et à la cour d’Appel de Bangui sont toujours au ralenti à cause de la grève des greffiers et régisseurs. Plusieurs audiences ont, selon nos informations, été renvoyées voire annulées.

Le collectif des grévistes n’est pas prêt à céder. Il pose désormais leur intégration comme condition de reprise, « les greffiers et de régisseurs promotions 2009-2012 et 2012-2013 n’attendent que leur intégration dans la Fonction Publique et le paiement des 16 mois d’arriérés d’indemnités de stage pour reprendre le travail. Ce sont nos conditions et nous ne changerons pas d’avis », a expliqué Me Touabobona, un des manifestants.

La même source regrette le silence entretenu par le gouvernement sur ce mouvement, « depuis le début, nous avons mené des démarches au niveau du ministère de tutelle pour que des solutions soient trouvées. Malheureusement, nos démarches sont restées sans suite, c’est pourquoi nous avons décidé de poursuivre cette grève jusqu’à l’intégration des greffiers et régisseurs dans la fonction publique» a-t-il fait savoir.

Contacté par le RJDH, le Ministre de la Justice Flavien Mbata a appelé les grévistes à la patience, « des efforts seront engagés pour leur intégration dans la fonction publique. Et donc je demande aux greffiers en instance d’intégration de se calmer», a  lancé le Ministre de la Justice.

Ce sont 28 greffiers et 11 régisseurs qui sont concernés par ce mouvement.

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L'auteur

Judicaël Yongo est ressortissant du Département des Sciences de l’Information et de la Communication (DSIC) à l’Université de Bangui. Titulaire d’une Licence en Journalisme, il est actuellement Journaliste-Reporter au Réseau des Journalistes pour les Droits l’Homme à Bangui (RJDH).

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