Centrafrique : Le gouvernement projette un appui aux entreprises artisanales et touristiques

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BANGUI, 13 Mars 2017 (RJDH)—Investir dans l’artisanal et les entreprises est une priorité pour le gouvernement après la crise, selon Aristide Kpenga directeur de cabinet au ministère de l’Entreprenariat après la publication du rapport de la Banque Africaine de Développement sur ce secteur d’économie.

Plusieurs entreprises artisanales et touristiques ont été touchées par la crise du fait des pillages. C’est dans ce contexte que la Banque Africaine de Développement (BAD) a financé une étude en vue d’évaluer les pertes subies. Cette publication des rapports d’étude intervient après la présentation du plan de relèvement de la RCA à Bruxelles.

Selon Aristide Kpenga, Directeur de cabinet au ministère de l’entreprenariat, des petites et moyennes entreprises a relevé qu’au moins 32 entreprises avaient été pillées et le coût global des pertes s’avoisinerait 5 milliards de FCFA.

Aristide Kpenga présente les grands axes d’action du gouvernement en faveur de ces entreprises « cette évaluation est axée sur des critères bien établis pour prétendre à quelque chose, être un opérateur économique légalement établi, avoir une déclaration de pertes, payer régulièrement ses impôts… Une fois que le montant sera déterminé, il sera question de voir dans quelle mesure l’Etat peut les appuyer. C’est un remboursement et dédommagement qui doit se faire ou alors ce sera des méthodes de compensation, par exemple l’exonération fiscale sur l’impôt que ces entreprises doivent à l’Etat », a-t-il présenté.

Des chefs d’entreprises participants à cette étude mesurent l’enjeu de la conclusion mais attendent encore la concrétisation des promesses faites au lieu des discours, « le secteur créateur de richesse et le secteur privé, nos entreprises ont été pillées, nous comptons beaucoup plus sur l’Etat principal partenaire à prendre en compte les recommandations de l’étude pour sauver l’économie du pays », a lâché un chef d’entreprise sous couvert de l’anonymat.

Avec une croissance de 5%, la situation des entreprises nécessite une action pour sauver l’emploi des jeunes sur le marché de l’emploi./

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