Centrafrique : Le flou à éviter autour de la question des victimes

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BANGUI, 4 septembre 2017 (RJDH)–La question des victimes commence à intéresser plus d’un en Centrafrique grâce au lobbying et plaidoyer faits par la société civile soutenue par des partenaires dont le Cordaid à travers le projet « Partenariat Stratégique ».

Au même moment que cette question revient devant la scène, un flou se fait entretenir pour hypothéquer l’avenir de ceux qui ont subi les groupes armés, bref subi la crise, je veux bien parler des victimes. Faut-il oui ou non transformer les comités de paix en fédération des victimes ?

Eh bien, la réponse pour les victimes est claire : NON. Cette position, faut-il le rappeler se justifie essentiellement par le fait que les comités de paix ont été créés par le gouvernement pour servir la politique qu’il entend mettre en œuvre pour assurer le dialogue et la réconciliation. D’abord du point de vue moral, ces comités considèrent l’Etat comme leur chef. Ensuite, les comités de paix parlent de dialogue et réconciliation mais le mot justice, livre d’or des victimes n’est pas explicitement avancé. Cela n’est pas anodin même si après on nous fait comprendre que la réconciliation ne saurait se faire au prix de la justice. Enfin, les membres du comité de paix ne sont pas nécessairement des victimes.

Dans ces conditions, il faut éviter d’instaurer un flou dans la tête des gens pour tirer la couverture d’un côté. Il faut une fédération, sinon une structure nationale et représentative des victimes qui soit indépendante de l’exécutif parce que ce volet de la chose ne saurait être géré par la seule volonté de ceux qui nous gouvernement. On parle de l’avenir des gens si vous ne le savez pas.

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