Centrafrique : « Il faut que l’Etat mette fin au système d’attentiste qui profite aux groupes armés », affirme Eddy-Symphorien Kparékouti

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BANGUI, 13 octobre 2017 (RJDH)—Dans un numéro de son espace de débat, publié la semaine dernière, le président du Parti de l’Unité et de la Reconstruction (PUR) Eddy Symphorien Kparékouti a regretté le fait que la situation de la RCA soit toujours instable malgré les accords signés. Il demande aux nouvelles autorités de s’assumer face aux groupes armés.

Dans son intervention, le président du PUR a rappelé les principaux accords et ententes conclus sur la crise centrafricaine tout en indiquant qu’ils n’ont rien changé à la situation, « déjà de nombreux accords et ententes ont été, depuis 2013, conclus sur la crise que ce pays connait. Je cite les accords de Libreville en janvier 2013, les déclarations successives faites par les protagonistes à Ndjaména en 2013, l’accord signé à Brazzaville en juillet 2014, le forum de Bangui, démarches et ententes facilités par des institutions de médiation comme Sant Egidio sans oublier celles de la CEEAC et de l’Union Africaine ayant abouti à la dernière feuille de route. Tout ceci n’a pas eu d’incidence réelle sur la situation que connait le pays », regrette le chef du PUR.

Ce dernier estime que l’échec de toutes ces initiatives est dû au manque de volonté des signataires, « nous avons échoué sur toutes les démarches parce que ceux qui signent les accords ne sont jamais sincères. Ils ont toujours des calculs derrière la tête et cela n’arrange pas les choses. Il est temps que les autorités prennent leur responsabilité », affirme-t-il avant de proposer que « nos autorités doivent arriver à étendre leur pouvoir dans les provinces et s’assumer afin que les populations se sentent protégées, accompagnées. Il faut que l’Etat mette fin au système d’attentiste qui profite aux groupes armés, en privilégiant toutes les hypothèses pour que ces gens sachent qu’en face, il y a une force de discussion et de frappe ».

Eddy-Symphorien Kparékouti indique que les Centrafricains au-delà des violences quotidiennes auxquelles ils font face, sont déviés par l’insécurité alimentaire et économique, « la vie de nos compatriotes n’a pas changé depuis des années. Nous parlons tous les jours de l’insécurité liée aux violences mais, ce qui est certain, l’insécurité économique est plus grave aujourd’hui », regrette ce leader politique qui croit que le salut de la RCA passe par le désenclavement de l’esprit qu’il a posé comme la base de sa politique. Dans cette lancée, il a initié depuis six mois, un espace d’échange dénommé « CAMAPOROSSOTILASSO », espace qu’il utilise pour aborder des thèmes liés au pays.

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