Centrafrique : Faustin Archange Touadera et Idris Deby Itno sont les co-auteurs de la crise, selon Joseph Bendounga

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BANGUI, 12 Juillet 2017 (RJDH)—Le président du MDREC Joseph Bendounga a identifié le président Faustin Archange Touadera et Idriss Déby Itno du Tchad comme les co-auteurs de la crise centrafricaine en réaction à la déclaration de Touadera au Tchad sur le rapport des Nations-Unies qui sert d’indice pour la Cour Pénale Spéciale et internationale dans une interview accordée au RJDH ce 11 juillet.

Le leader du MDREC, Joseph Bendounga, s’insurge contre la position controversée du Président Faustin Archange Touadera sur le rapport de l’ONU. Lors d’une visite officielle au Tchad, le Chef de l’Etat Centrafricain a déclaré au cours d’une interview que « le rapport des Nations Unies n’engage que ceux qui l’ont élaboré ». Cette critique serait faite dans un contexte de désapprobation du contenu dudit rapport par les autorités tchadiennes.

Joseph Bendounga accuse les deux chefs d’Etats en ces termes « Faustin Archange Touadera n’est pas étranger à cette crise, il était premier ministre pendant cinq ans, dégommé de la primature par l’accord de Libreville et un mois et demi plus tard, il a quitté le pouvoir quand la ligne rouge était à Damara. Il est co-auteur avec le président Idriss Déby et François Bozizé » a-t-il dit.

Selon lui, les propos de Faustin Archange Touadera sont regrettables et démontrent la preuve de la dépendance des présidents centrafricains au voisin tchadien « tous les présidents centrafricains sont les valets d’Idriss Déby et Ange Félix Patassé en a payé les frais quand Idris Déby l’a renversé pour placer au pouvoir le général d’opérette François Bozizé. Déby est le faiseur du roi en RCA, un chef de guerre qui joue avec les intérêts de la République Centrafricaine » a-t-il insisté.

Joseph Bendounga porte ces accusations contre les deux chefs d’Etat alors que l’ambassadeur plénipotentiaire de France en RCA dans une interview accordée au RJDH s’inquiète de l’absence de volonté de certaines personnes y compris les chefs d’Etats étrangers à faire avancer l’appareil judiciaire dans le pays.

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