Centrafrique : Le dialogue et l’amnistie, solutions de sortie de crise, selon un serviteur de Dieu

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BANGUI, 07 Novembre 2016 (RJDH) — L’Apôtre Noël Démongaï, président du Haut Conseil de l’Ordre des Religieux de Centrafrique (HCOR), a suggéré lors d’une conférence de presse tenue le dimanche 6 novembre à Boy Rabe, que le dialogue et l’amnistie des auteurs des crimes perpétrés seraient une solution pour restauration de la sécurité de la paix en Centrafrique.      

Plusieurs efforts ont été menés par des institutions nationales et internationales pour la restauration de la sécurité, la cohésion sociale et le retour de la paix en Centrafrique. Pour mettre un terme à la violence en Centrafrique, le président de l’HCOR, Noël Démongaï, a présenté aux médias sa vision qui serait l’amnistie par une démarche religieuse.

Selon lui, l’amnistie et le pardon des acteurs de la crise est une piste de sortie du conflit cyclique. « Si le gouvernement peut organiser une concertation avec les acteurs de la crise, chacun pourra dire ce qu’il pense. Lorsque la mesure de grâce des groupes armés accompagne ce dialogue, plusieurs personnes viendront déposer les armes sans inquiétude, parce que les gens ont peur d’être emprisonnés », a suggéré Noël Démongaï, président de HCOR.

Il a rappelé que « nos dirigeants ont donné aux forces extérieures toute la confiance pour des intérêts égoïstes. Certaines populations se sont senties lésées et se sont révoltées pour créer une coalition rebelle en vue de réclamer leur légitimité ».

Trois activités entrant dans le cadre de la restauration de la paix ont été menées. Cette démarche religieuse pour prôner le dialogue intercentrafricain est  l’objectif visé par l’HCOR.

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L'auteur

Auguste Bati-Kalamet est journaliste-reporter au Réseau de Journalistes pour les Droits de l’Homme (RJDH), après avoir travaillé à la Radio ESCA. Certifié en gestion des radios communautaires, il a effectué plusieurs missions de reportage à l’intérieur du pays. Il est producteur des magazines sur les droits humains.

Un commentaire

  1. Pour un Apôtre de Jésus, de surcroit « noir » alors que tous les apôtres étaient des « blancs », vous devez laisser à César (la politique) à César et à Dieu (foi) ce qui est à Dieu, pour ne pas dire des bêtises comme vous êtes en train de le faire, tant vous ne maîtrisez pas la gestion de la Cité.
    Si vous ne le savez pas, l’amnistie suggère l’impunité, donc la non poursuite de ceux et celles qui ont commis des exactions, des crimes de sang et des crimes économiques. L’impunité n’est pas une solution car c’est se moquer des victimes ou de leurs proches qui entendent réparation pour faire leur deuil, du moins pour les Centrafricains qui ont perdu des proches. Enfin, l’impunité, c’est une prime à la poursuite des exactions , des crimes et à l’impossibilité de la réconciliation nationale puisque vous voulez obliger les victimes ou leurs proches à vivre avec les criminels qui n’ont pas encore payé leurs dettes vis-à-vis de la Société.
    Essayez de sauver la foi des pécheurs, telle est votre mission pastorale, mais, de grâce, ne vous mêlez pas de ce que vous ne maîtrisez pas.

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