Centrafrique : Deux chefs Anti-Balaka écopent de peines des travaux forcés à perpétuité

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BANGUI, le 28 Novembre 2018(RJDH)—La Cour Criminelle a prononcé la condamnation à perpétuité à l’encontre de deux chefs Anti-Balaka. La défense projette de faire appel de ce jugement.

Dieudonné Ngaibona et Fulbert Bondo sont les deux chefs Anti-Balaka reconnus coupables d’association de malfaiteurs et prise en otage d’une humanitaire française. « La Cour, après en avoir délibéré conformément à la loi au nom du peuple centrafricain, statuant publiquement sur la culpabilité, déclare Ngaibona Dieudonné et Fulbert Bondo coupables d’association de malfaiteurs, détention illégale d’armes et de munitions de guerre, vol à main armée, prise d’otages et séquestration. En répression, les condamne à la peine des travaux forcés » C’est en ces termes que le président de la Cour a rendu publique la décision.

Me Jean Claude Komia-Sambia de la défense compte se pourvoir en cassation après la décision de la Cour, « le ministère public à joué sa carte ; nous avons eu à prendre le contrepied et la Cour a tranché ; nous ne pouvons que faire usage de voies de recours. On va se pourvoir en cassation » a lancé le Conseil des condamnés.

Dieudonné Ngaibona et Fulbert Bondo issus des rangs des Anti-Balaka ont été arrêtés en 2015. Ils sont poursuivis par le Parquet général pour cinq chefs d’accusation dont l’enlèvement d’une humanitaire française qui pu témoigner lors du procès qui a duré environ une semaine.

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L'auteur

Judicaël Yongo est ressortissant du Département des Sciences de l’Information et de la Communication (DSIC) à l’Université de Bangui. Titulaire d’une Licence en Journalisme, il est actuellement Journaliste-Reporter au Réseau des Journalistes pour les Droits l’Homme à Bangui (RJDH).

2 commentaires

  1. Je comprends que finalement ce ne sont que des BALAKA qu’on juge alors qu’il y’avait pourtant deux camps qui semaient le trouble dans ce Pays. Ou sont les NOUREDINE, les ALI DARAS qui sèment encore et toujours des paniques dans l’arrière pays. Vraiment le Centrafrique de BOKASSA.

  2. Je comprends que finalement ce ne sont que des BALAKA qu’on juge alors qu’il y’avait pourtant deux camps qui semaient le trouble dans ce Pays. Ou sont les NOUREDINE, les ALI DARAS qui sèment encore et toujours des paniques dans l’arrière pays. Vraiment le Centrafrique de BOKASSA.

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