Centrafrique : Des jeunes expriment à la CPS leur inquiétude au sujet de réparation des victimes

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BANGUI, le 09 Novembre 2017(RJDH) —Plusieurs leaders des organisations de la jeunesse ont émis de doutes quant à la réparation des victimes de la crise qu’a connues le pays. Inquiétude exprimée ce 08 novembre lors d’une rencontre de sensibilisation de ces derniers par  la Cour Pénale Spéciale à Bangui.

Dans son avancement, la Cour Pénale Spéciale sensibilise les couches sociales à s’approprier cette juridiction nationale. C’est dans ce contexte que les jeunes, leaders des organisations de la jeunesse ont été reçus. Cette inquiétude est exprimée quelque jour après l’entrée en fonction des officiers de police judiciaire de la Cour Pénale Spéciale.

Les discussions autour du fonds de réparation sont en cour selon le Substitut International du Procureur de la CPS Dieudonné Detchou, « le  fonds  de réparation actuellement n’existe pas maintenant. Et la réparation suppose qu’il y a des fonds nécessaires et donc c’est quelque chose qui est encore en discussions » a précisé le Substitut International.

Dans la présente loi relative à cette institution, aucune disposition pratique n’est prise, ni la question de la réparation des victimes des événements dans le pays. Alors dans la Constitution du 30 mars en son article 21, qui stipule que « tout individu victime de violation des dispositions des articles 1er et 20 du présent titre a droit à réparation » peut-on lire dans la Constitution du 30 mars 2016.

L’article 69 portant création  de la Cour Pénale Spéciale en Centrafrique alinéa 2, stipule que le gouvernement est tenu de prendre toutes les mesures pour fournir à la Cour Pénale Spéciale les moyens lui permettant d’accomplir cette mission dans l’intérêt des victimes.

Le Magistrat Patience Grengbo, Juge à la CPS reconnait ces dispositions et plaide pour la mobilisation de fonds de la communauté internationale, « la réparation, la loi centrafricaine a prévu. Cette problématique au niveau de la CPS aujourd’hui pose problème en ce sens qu’il y a des indigènes qui n’ont pratiquement rien. Nous sommes en train de réfléchir pour mettre en place un comité afin de mobiliser de fonds auprès des partenaires pour pouvoir répondre aux exigences des victimes » a-t-il développé.

Des jeunes leaders lors de sensibilisation sur la CPS, souhaitent que la question de réparation soit traitée avec acuité, car les centrafricains ont été violés, tués, assassinés, marginalisés, et donc il faut que des fonds soient mis à la disposition de la cour pour répondre à cette préoccupation, a insisté Aristide Yangoupandé un des jeunes.

Cette rencontre avec les jeunes sur la cour pénale spéciale (CPS) intervient après celle des leaders femmes organisée par le PNUD et bien d’autres agences du système des nations unies en Centrafrique.

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L'auteur

Judicaël Yongo est ressortissant du Département des Sciences de l’Information et de la Communication (DSIC) à l’Université de Bangui. Titulaire d’une Licence en Journalisme, il est actuellement Journaliste-Reporter au Réseau des Journalistes pour les Droits l’Homme à Bangui (RJDH).

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