Centrafrique : Des habitants de l’arrière-pays divisés sur la visite de Guterres dans le pays

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BANGUI, 25 Octobre 2017(RJDH)—Certains habitants de l’arrière-pays interrogés sur la visite du secrétaire général des Nations-Unies souhaitent après sa visite une avancée considérable du DDRR et le retour de l’Autorité de l’Etat à travers le redéploiement des forces armées Centrafricaines (FACA). Alors que d’autres sont dubitatifs de la suite de son déplacement en Centrafrique. Ils se sont exprimés ce 25 Octobre au RJDH.

Les préoccupations de la population de l’arrière-pays et surtout celle des zones sous tensions interviennent dans un contexte où la sécurité dans le pays va de mal en pis. Une situation qui motive l’augmentation de l’effectif des casques bleues de l’ONU selon le président Faustin Archange Touadera et le secrétaire général de l’ONU.

Contacté depuis la ville de Bria, le Curé de la paroisse St Louis,  trouve important cette visite à condition que les choses s’améliorent en ce qui concerne l’aspect sécuritaire, « nous souhaitons une avancée considérable du processus DDRR qui est vraiment capitale pour nous faciliter la poursuite des cours. La ville de Bria n’a pas accueilli les examens du Brevet de Collège (BC) et de Baccalauréat l’année passée. Ensuite, la restauration de l’autorité de l’Etat non seulement à Bria mais dans toutes les villes de province du pays pour permettre à la population de vivre paisiblement. C’est ce que nous revendiquons au secrétaire général des Nations-Unions Antonio Guterres », souligne-il.

Un habitant de Bozoum voit en cette visite les en dessous  « il est le secrétaire général des Nations-Unies, il reçoit à tout moment des rapports. Même depuis les Etats-Unis, il pouvait donner des ordres à  ses éléments d’agir  afin de restaurer la paix sur toute l’étendue du territoire. Mais il ne l’a pas fait. Ce n’est pas en venant ici qu’il va résoudre le problème sécuritaire que traverse la Centrafrique. De loin, il ne l’a pas fait, c’est pas ici qu’il va faire, même l’augmentation des forces de la Minusca ne va rien résoudre. Je suis sûr qu’il est venu juste pour ses ambitions cachées », a précisé  Marapou habitant de Bozoum.

A Ippy au centre du pays, le porte-parole du mouvement Rassemblement Démocratique Républicain, Christ Junior Kenguemba, salue cette visite et voit une sortie de crise, «  nous saluons cette visite car le secrétaire général des Nations-Unies va lui-même s’enquérir de la situation afin de pouvoir permettre à la Minusca d’utiliser totalement son mandat et d’être déployée sur toute l’étendue du territoire pour protéger la population civile et faciliter le retour définitif de la paix en Centrafrique », a-t- il souhaité.

Abdoulaye Issène, leader d’une faction de la Séléka et président du Comité National de Défense et de Sécurité de cette coalition, pense que cette visite ne va rien apporter de neuf à la crise centrafricaine, « le problème que nous traversons est un problème centrafricain, le Pape était venu, qu’est ce qui a changé ? Donc ce ne sera pas Antonio Guterres, Trump ou Macron qui amèneront la paix en Centrafrique, mais c’est plutôt les centrafricains que nous sommes qui apporterons la paix », a-t-il confié.

La visite du Secrétaire général des Nations-Unies intervient après celle de son conseiller en matière de la prévention du génocide Adama Dieng la semaine passée du mois en cours.

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