Centrafrique : Les députés dénoncent la violation de l’immunité d’un Elu par la garde rapprochée de Touadera

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BANGUI, 21 Mars 2017(RJDH)—L’Assemblée nationale a condamné dans un communiqué de presse la « bavure des gardes rapprochés » de Touadera sur Aristide Goundissa, député de Bambio avec son aide de camp et leur audition par la  section de recherche  et d’investigation de la gendarmerie (SRI). Cet acte s’est déroulé ce 20 mars proche de la résidence de Touadera à Bangui.

L’incident est survenu après le vote ce 9 mars 2017 d’Aristide Goundissa, député de Bambio comme membre du bureau parlementaire.

Selon les circonstances des faits rapportés par l’assemblée nationale, « dans la journée du lundi 20 mars, aux environs de 9h30 min,  l’Honorable Aristide Goundissa, député de Bambio, 2e membre du bureau de l’assemblée nationale et son aide de camp ont été appréhendés par les éléments de la sécurité présidentielle alors qu’ils revenaient d’une visite rendue au chauffeur du député au quartier Boy-rabe. (…….), l’honorable et son aide de camp ont été par la suite contrôlés, l’aide de camp et le véhicule ont été soumis à des fouilles ».

Le communiqué ajoute que malgré l’immatriculation du véhicule au nom de l’Assemblée nationale et les autres signes distinctifs bien visibles et quand bien même rien de suspect n’a été décelé lors des fouilles, « le député et son aide de camp ont été conduits à la SRI où ils ont été auditionnés ».

L’honorable Bernard Dilla, premier secrétaire parlementaire note que « ces faits présentés imputables aux éléments de la sécurité présidentielle sont en violation flagrante des articles 67 alinéa 2 de la Constitution et 118 de la loi organique n°17.011 du 14 mars 2017 portant règlement intérieur de l’Assemblée nationale et les auditions sur procès-verbal de la SRI sont nulles et non avenues ».

Le premier ministre Mathieu Simplice Sarandji s’est excusé sans annoncer des mesures, alors que les députés projettent interpeller les ministres en charge des questions sécuritaires. L’appel du premier ministre, selon Bernard Dilla a un peu apaisé et se félicite de l’attitude du premier ministre avant d’engager la responsabilité des ministres en charge de la sécurité.

Cette « bavure » est la première enregistrée sur un député de la 6e législature depuis leur prise de fonction  en mai 2016

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