Centrafrique : Les déplacés du site de Benz-vi face au défi d’accès à l’eau potable

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BANGUI, 09 Mars 2017 (RJDH) —Plus de deux mille personnes vivant sur le site des déplacés de Benz-vi sont face au défi d’approvisionnement à l’eau potable. L’ONG Oxfam met à leur disposition de l’eau potable mais la gestion reste un défi majeur pour les déplacés qui appellent à l’entretien. Un constat du RJDH qui s’est rendu sur ce site à Bangui.

Le besoin en eau est primordial pour les déplacés vivant encore sur le site de Benz-vi dans le 5e arrondissement de Bangui, après l’opération Noël à la maison lancée par le gouvernement en décembre 2016. Sur ce site vivent les déplacés qui ont fui les hostilités de 5 décembre 2013. A ceux-là, s’ajoutent les déplacés de Kaga-Bandoro qui ont regagné Bangui après les affrontements des groupes armés et l’attaque du site des déplacés en octobre 2016.

Il est 10 heures sur le site de Benz-vi, l’ambiance est calme, les femmes déplacées exposent les produits de leurs activités génératrices de revenu. D’autres sont sur les points d’eau. L’eau revêt toute son importance, « nous vivons sur le site depuis notre arrivée de Kaga-Bandoro. On s’approvisionne en eau grâce à ce point d’eau que Oxfam a mis pour soulager les déplacés. Mais nous demandons à cette ONG de veiller sur ces Bladders afin de garantir de façon pérenne la qualité d’eau. Sans cette eau, c’est la misère ici », a insisté Hélène une déplacée du site.

Devant ce point d’eau mis à disposition par Oxfam, c’est la loi de la queue pour se servir.  Interrogée, Julienne Yamotcho, une déplacée salue l’action de cette ONG,  « Heureusement qu’on ne sort pas loin pour chercher de l’eau potable, mais faisons la queue quand même pour avoir de l’eau. Oxfam nous a soulagé», a-t-elle indiqué.

Blandine Kodonon a une autre lecture du problème, la gestion des Bladders « c’est Oxfam qui nous approvisionne  en eau. A l’époque, on entretenait bien les bladders,  mais depuis trois mois,  ces bladders ne sont pas bien entretenus et on s’inquiète des maladies en cas de contamination de l’eau» a-t-elle souligné.

Plusieurs autres déplacés lancent un appel à Oxfam et biens d’autres acteurs humanitaires, à faciliter l’accès à l’eau aux déplacés et retournés, « nous sommes vulnérables et si nous manquons de l’eau, ça sera une double vulnérabilité. Oxfam et les autres humanitaires doivent tout faire pour que l’eau ne manque pas les déplacés et les retournés», a lancé Florence une déplacée.

Un  assistant Wash sur le site a rassuré les déplacés en ce qui concerne les garanties d’eau potable sur le site de Benz-vi. «  L’eau que nous distribuons aux déplacés provient de la Société de Distribution de l’Eau en Centrafrique (SODECA) et c’est bien traitée. Il y’a rien à craindre en ce qui concerne les risques» a-t-il rassuré.

Au moins 2.128 déplacés vivent depuis quatre ans sur le site des déplacés de Benz-Vi et utilisent de l’eau de la Sodeca grâce à Oxfam. Leur appel à la mise en place d’un service d’entretien intervient quelque mois après la fin de choléra dans le pays.

Avec la Sodeca et l’appui du Fonds Bekou, Oxfam avait construit et réhabilité plusieurs infrastructures des installations d’eau potable, des infrastructures sanitaires et les points d’eau à l’école Yakité, le lycée de Miskine, le marché de Miskine et le centre de santé de Malimaka.

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