Centrafrique : Des déplacés de Boda sollicitent de l’aide, condition de leur retour

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BODA, le 12 décembre 2016(RJDH) — A Boda, certains déplacés souhaitent retourner dans leurs quartiers d’avant-crise. Ils souhaitent ) cet effet l’appui du gouvernement et des ONG.

Boda, Sous-préfecture de la Lobaye n’a pas été épargnée des affres de la crise centrafricaine. A la faveur du retour au calme dans la localité, des déplacés ont émis le vœu de regagner leurs domiciles et souhaitent l’appui des autorités de Bangui et des ONG humanitaires. Souhait exprimé lors d’une interview accordée  au RJDH en reportage dans la localité.

Comme tout autre site de déplacés, celui de Boda est reconnaissable par les abris construits en bâche. Sur ce site, les cris d’enfants, les vas-et-vient incessants, jeunes et adultes jouant à la cartes pour oublier les soucis,…telles sont les activités qui animent le quotidien des déplacés. En ce début de saison sèche, certains déplacés ne supportent plus la chaleur des bâches ou les piqures de moustiques. Ces déplacés sont pris en charge par des organisations humanitaires.

C’est devant toutes ces difficultés que les déplacés désirent rentrer dans leurs foyers. L’un d’eux, Didier a exprimé ce vœu et a demandé aux autorités centrafricaines d’appuyer leur retour « pour nous libérer dans ce lieu ».

Selon lui, la vie était meilleure dans les quartiers, mais sur le site « nous sommes exposés à toutes sortes de maladies. Et donc si les ONG peuvent nous aider à sortir d’ici, cela va nous permettre de nous libérer» a lancé une déplacée du site.

Du coté de certaines ONG, le processus de retour n’est pas encore inscrit dans les conventions signées avec le gouvernement.

« Tout dépend de la priorité et l’accord avec le gouvernement. S’il y aura un accord par rapport à cela, notre organisation va appuyer le retour. Donc pour le moment, nous  nous focalisons sur la priorité des conventions signées avec le gouvernement dans le cadre d’urgence», a indiqué Charuka Munyendri, à l’ONG Tearfund  présente à Boda.

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L'auteur

Judicaël Yongo est ressortissant du Département des Sciences de l’Information et de la Communication (DSIC) à l’Université de Bangui. Titulaire d’une Licence en Journalisme, il est actuellement Journaliste-Reporter au Réseau des Journalistes pour les Droits l’Homme à Bangui (RJDH).

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