Centrafrique : Les Chefs d’Etats de la CEMAC rejettent la dévaluation de francs CFA

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BANGUI, 26 décembre 2016(RJDH) — Lors du sommet extraordinaire de la Communauté Economique et Monétaire des Etats de l’Afrique Centrale (CEMAC) le 23 décembre 2016 à Yaoundé, les Chefs de l’Etat ont relevé que le renforcement de la stabilité macroéconomique, ne nécessite pas un rajustement de la parité monétaire actuelle. Ils ont décidé d’adopter « des mesures pertinentes » destinées à inverser durablement les tendances négatives de l’économie de la sous-région.

Au cours de cette rencontre qui a regroupé les six Chefs d’Etats de la sous-région, notamment du Cameroun, de la RCA, du Tchad, de la Guinée Equatoriale, du Congo Brazzaville et du Gabon, les questions sur la baisse des cours du pétrole sur les économies, la gestion financière et monétaire de la CEMAC ont été au cœur de ce Sommet.

Il était question pour les chefs d’Etats de prendre des mesures afin de sortir la zone de cette conjoncture économique difficile qui planait depuis quelques temps en raison de la mauvaise santé économique de la sous-région où le (taux de croissance est de 1% en 2016). Au finish, les Chefs d’Etat de la CEMAC ont écarté l’idée d’une dévaluation du FCFA.

A cet effet, sur les 21 résolutions prises à l’issue du Sommet de Yaoundé, il a été décidé d’adopter « des mesures pertinentes destinées à inverser durablement les tendances négatives de l’économie de la sous-région » combinant ainsi « une politique budgétaire adéquate, une politique monétaire appropriée et une coopération internationale renforcée », peut-on lire dans le communiqué final de la rencontre des Chefs d’Etat.

Selon le communiqué, ces derniers ont décidé en matière de politique monétaire du gel des plafonds des avances statutaires de la BEAC au niveau fixé sur la base des recettes budgétaires de l’exercice 2014. La Banque centrale (BEAC) a été instruite de ramener le solde budgétaire à moins de 3% sur une période de 5 ans.

Dans ce même document, ces six pays d’Afrique centrale frappés par la chute du cours du pétrole, ont annoncé vendredi dernier à Yaoundé, l’ouverture des négociations avec le FMI pour tenter de relancer leurs économies, tout en prenant soin d’écarter toute dévaluation du franc CFA.

Cette rencontre a vu la participation de la Directrice Générale du Fonds Monétaire International, Christine Lagarde et du Ministre français de l’Economie et des Finances Michel Sapin puis des Ministres des Finances et de l’Economie de la CEMAC.

Le Franc CFA a été  déjà dévalué le 11 janvier 1994.

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L'auteur

Judicaël Yongo est ressortissant du Département des Sciences de l’Information et de la Communication (DSIC) à l’Université de Bangui. Titulaire d’une Licence en Journalisme, il est actuellement Journaliste-Reporter au Réseau des Journalistes pour les Droits l’Homme à Bangui (RJDH).

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