Centrafrique : Le chef des opérations de maintien de la paix de l’ONU à Bangui

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BANGUI, 30 juillet 2017 (RJDH) – Jean-Pierre Lacroix, le Secrétaire général adjoint des Nations Unies en charge des opérations de maintien de la paix, a posé ses valises aujourd’hui, dimanche 30 juillet à Bangui. Il passera deux jours dans la capitale centrafricaine en vue de discuter  «  sur la situation sécuritaire et le processus politique en République Centrafricaine ».

Le regain de violence dans l’Est centrafricain soldé par la mort de trois (03) casques bleus marocains la semaine dernière inquiète à haut point les responsables onusiens.

A sa descente d’avion, Jean-Pierre Lacroix, SGA de l’ONU en matière des opérations de maintien de la paix a présenté le mobile de sa présence à Bangui qui est celui de dialoguer avec partenaires centrafricains et la Minusca « à la fois, sur les moyens de consolider notre dispositif de sécurité »,  lit-on dans un communiqué de la Minusca y relative.

Pour ses 48 heures de visite en RCA, le calendrier du chef des opérations de maintien de la paix de l’ONU est chargé. Il sera lundi l’hôte du Président de la République, F.A Touadera. Il aura un entretien avec le Premier ministre, le vice-président de l’Assemblée nationale et le chef de la diplomatie. Jean-Pierre Lacroix échangera aussi avec des représentants de la société civile, le corps diplomatique ainsi que la Minusca.

Pour de nombreux observateurs, cette mission du SGA de l’ONU chargé des opérations de maintien de la paix revêt un grand enjeu. Des contingents de la Minusca ont été critiqués pour leur laxisme vis-à-vis des groupes armés et accusés de collusion avec des mouvements armés. Les centrafricains espèrent que Jean-Pierre Lacroix encouragera la Minusca et le pouvoir de Bangui au respect de leurs cahiers de charge.

Les acquis de la paix de ces dernières années volent en éclat petit-à-petit avec la résurgence des attaques armées sur la population civile. La crise a pris une ampleur inquiétante à Bangassou, autrefois havre de vivre-ensemble entre les différentes communautés. La communauté nationale et internationale craignent un embrasement général si rien n’est envisagé.

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