Centrafrique : Brazzaville attend le Sommet sur le Fonds bleu. Quels en sont les enjeux ?

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BANGUI, 21 avril 2018 (RJDH)—Brazzaville, capitale congolaise attend le premier sommet des chefs d’Etat et de gouvernement sur le Fonds bleu du 27 au 29 avril 2018. Quels sont alors les enjeux de ce sommet ?

Le Fonds bleu pour le Bassin du Congo est un fonds international de développement qui vise à permettre aux États de la sous-région du Bassin du Congo de passer d’une économie liée à l’exploitation des forêts à une économie s’appuyant davantage sur les ressources issues de la gestion des eaux, et notamment de celle des fleuves. L’accord portant création de ce fonds a été signé par douze pays de cette sous-région le 9 mars 2017 à Oyo en République du Congo.

Un an après la création de Fonds bleu, les Chefs d’Etat et de Gouvernement de la Commission Climat du Bassin du Congo se réuniront à Brazzaville, capitale de la République du Congo, pour faire le bilan des activités de la Commission Climat du Bassin du Congo et du Fonds Bleu pour le Bassin du Congo et permettre aux Chefs d’Etat d’endosser des outils nécessaires pour accélérer leur opérationnalisation en lien avec les attentes des Etats, du secteur privé, des populations et des partenaires techniques et financiers.

Le Bassin du Congo constitue le second réservoir de carbone au monde après celui du Bassin d’Amazonie, et la préservation des forêts de cette région représente un enjeu primordial pour la réduction des effets du réchauffement climatique. « Préserver les forêts de cette zone du continent tout en garantissant un développement économique permettant aux populations de la région d’améliorer leur qualité de vie », est alors l’objectif de la création de ce Fonds.

Selon un communiqué publié à cet effet, le sommet des chefs d’Etat et de gouvernement « vise en termes claires, la collecte des ressources destinées à financer des programmes et projets dans les domaines de l’économie bleue, l’économie verte et la lutte contre les changements climatiques y compris celle contre la pauvreté ».

Cet évènement, s’inscrit dans l’esprit de la Déclaration de Marrakech, et après les différentes étapes franchies par le processus depuis la COP22. « Il est temps de passer rapidement à l’action enfin d’opérationnaliser le Fonds bleu Climat tel que l’avait voulu les délégués des pays membres de la Commission Climat du Bassin du Congo, réunis à Brazzaville, au mois de novembre 2017 ».

Une rencontre de haut niveau

Cette rencontre de haut niveau serra précédé d’un segment ministériel, connaitra la présence Denis Sassou Nguesso, Président de la République du Congo, et de Mohammed VI, Roi du Maroc en qualité d’Invité spécial. « L’événement qui se tiendra un mois après la troisième réunion de l’Initiative mondiale sur les tourbières, témoigne, une fois de plus, du rôle que joue la région Bassin du Congo dans l’émergence d’un nouveau modèle économique conciliant la lutte contre les changements climatiques et le développement durable du Continent africain », précise ce communiqué.

Les projets éligibles aux financements du Fonds bleu sont ceux qui portent sur l’amélioration des voies navigables, la construction des petits barrages hydroélectriques, le renforcement des systèmes d’irrigation des sols, le développement de la pêche, de la pisciculture, de l’aquaculture et le développement de l’écotourisme, selon une note de présentation de l’initiative.

Le Fonds bleu pour le Bassin du Congo sera alimenté sur la base des subventions, renouvelables chaque année, de 100 millions d’euros avec des engagements à long terme.

La RCA dispose de forêt dense et humide, relativement étendue, 3,9 millions d’hectares pour la zone forestière du Sud-Ouest et 1,6 millions pour la forêt de Bangassou. Elle fait partie des pays du bassin du Congo qui mettent en œuvre plusieurs projets de la protection de biodiversités.

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L'auteur

Fridolin Ngoulou est journaliste de formation et Rédacteur en Chef du RJDH. Il est ressortissant du département des sciences de l'information et de la communication de l'Université de Bangui, où il a obtenu sa licence, première promotion en 2012. Au RJDH, il a travaillé de 2014 à 2017 comme Journaliste Reporter, Webmaster et spécialiste des médias sociaux avant d'être nommé Rédacteur en Chef le 18 Janvier 2018. Il est membre de plusieurs organisations professionnelles des médias.

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