Centrafrique : Aucun cas de syndrome ulcératif épizootique signalé à Baboua et Aba

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BANGUI, le 05 octobre 2018 (RJDH)—Des informations faisant état de poissons pêchés présentant des blessures  à  Baboua et Aba faisant croire une épidémie sont infirmées par le Chef de secteur d’élevage de la localité. Démenti porté hier par le chef de secteur joint au téléphone par le RJDH.

Il s’agit bien sûr de syndrome ulcératif épizootique, maladie contagieuse qui frappe les animaux, provoquant des plaies béantes avec pus sur les poissons qui a été déclaré en Centrafrique en 2014 dans la rivière Sangha.

Des sources autorisées contactées à propos des cas signalés dans ces localités, aucune ne les a confirmés.

Le chef de secteur d’élevage contacté, Médard Boy-Tende, balaie du revers de la main cette information et déclare n’avoir rien constaté sur le marché, «pour l’instant au niveau de Baboua, aucun cas n’a été encore enregistré. Je serai à Aba dans ces jours pour vérifier si c’est vraiment le cas. Mais à l’heure où je vous parle, nous n’avons encore enregistré ce genre de cas ici » a-t-il dit.

A en croire Jean-Archange Gonda Batty, chargé de  production aquatique et pêche à la FAO, c’est un syndrome qui apparaît toujours au début de la saison sèche et pluvieuse. « Le syndrome ulcératif épizootique est une maladie cryptogamique qui se développe le plus souvent dans des zones les plus humides. Du coup, face à la prolifération de cette maladie qui a été découverte en 2014 dans la Sangha, précisément à Nola dans nos cours d’eau, nous constatons qu’elle mute d’une région à une autre » a-t-il précisé.

A ce stade, la FAO rassure qu’il s’agit de syndrome ulcératif épizootique qui ne constitue pas un danger pour la santé publique et le risque est minimisé. « Mais ce qu’il faut noter c’est que le syndrome en tant que tel ne représente pas vraiment un danger pour la santé publique », a rassuré Jean-Archange Gonda Batty. Toutefois, il a aussi précisé que les poissons qui présentent des pustules ou des plaies béantes ne doivent pas être consommés mais les bruler ou les enterrer.

Il a  aussi indiqué qu’un document y relatif a été remis au gouvernement l’année passée pour une campagne de sensibilisation en vue de prévenir et informer les populations riveraines sur des mesures à prendre.

Les autorités en charge de la santé animale n’ont pas encore réagi pour confirmer ces cas signalés.

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