Centrafrique : ANJFAS et ses partenaires dans une nouvelle approche de dépistage communautaire

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BANGUI, le 03 décembre 2018(RJDH)—-ANJFAS et ses partenaires de lutte contre le VIH/SIDA notamment l’Association Nationale de Soutien aux Séropositifs, le Comité national de lutte contre le VIH/Sida et l’ONU/Sida veulent passer du dépistage volontaire au dépistage communautaire. Une nouvelle approche communautaire démédicalisée pour barrer la route à la pandémie du VIH/SIDA en Centrafrique.

L’importance du dépistage communautaire démédicalisé consiste à réduire les écarts considérables dans le traitement et la prise en charge au niveau communautaire. Jeanne Gapiya Niyonzima présidente de l’Association Nationale de Soutien aux Séropositifs de Burundi définit le plan de dépistage avec ses partenaires de l’ANJFAS afin de réduire le taux du VIH/SIDA en Centrafrique.

« La démédicalisation que nous venons de commencer avec nos partenaires ANJFAS, est qu’aujourd’hui on ne peut plus travailler comme avant, pour pouvoir atteindre les objectifs 90. La RCA doit résoudre le problème d’écart dans le plan de rattrapage. Comme le Directeur pays de l’ONU/Sida l’a souligné  et la solution se trouve au niveau communautaire. Il faut que les communautaires fassent un effort, qu’ils partent vers les communautés. Seuls les hôpitaux ne pourront pas relever le défi »a-t-elle précisé lors d’une conférence de presse animée le vendredi 30 novembre à Bangui.

Cette association compte élargir le partenariat avec d’autres structures pour l’accompagnement après le dépistage. « Nous sommes à la recherche d’autres structures, puisque la tâche est énorme. L’ANJFAS seule ne pourra pas y arriver. Je prends l’exemple de mon association (ANSS) 6688 personnes sont sous-traitement, et c’est la plus grande structure qui vient avant les structures sanitaires au Burundi. Nous faisons le dépistage démédicalisé et la prise en charge »a ajouté Jeanne Gapiya Niyonzima, présidente de l’Association Nationale de Soutien aux Séropositifs du Burundi.

Adèle Boukara, présidente du Conseil d’Administration de l’ANJFAS a affirmé la volonté de son organisation à œuvrer pour la réduction des nouvelles infections à VIH et renforçant le dépistage communautaire, démédicalisé. « Nous avons commencé par la formation des paires éducateurs, venus des différentes associations. Je vous annonce qu’ils ont démarré la phase pratique et on trois mois de test. Nous sommes déterminés au niveau de l’ANJFAS à relever ce défi ».

Dr Patrick EBA, directeur-pays de l’ONUSIDA a aussi confié la détermination de son organisation à soutenir cette initiative, tout comme le Comité National de Lutte contre le Sida et le ministère de la Santé qui a autorisé cette expérience.

En Centrafrique la séroprévalence globale est de 4,9 %, 9,8%au niveau des travailleuses de sexes, et 28% chez les homosexuels. Dans le cadre de la journée mondiale de lutte contre le SIDA 2018, la Centrafrique lance un combat contre les nouvelles infections.

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