Centrafrique : Les agents d’Ecolog exigent de l’entreprise le paiement de salaire

0

BANGUI, 4 Mai 2017(RJDH) —Le personnel d’Ecolog est en grève pour revendiquer le paiement de salaire, les conditions difficiles de travail et la prise en charge des victimes d’accidents de travail. L’employeur appelle à la reprise et aux négociations.

Ce mouvement social fait suite au non-paiement de salaire et entend protester contre les conditions défavorables de travail depuis 4 ans. Cette grève est illimitée jusqu’à ce que ces ouvriers trouvent une réponse à leur revendication.

Interrogé, Privat Bandago, magasinier à Ecolog déplore leurs conditions de travail et pense que l’employeur ne respecte pas le code du travail : « Chaque mois, il nous faut déborder le délai du 24 à plus de 15 jours pour qu’on nous paye. A cela s’ajoute les frais débités sur salaire pour la Caisse nationale de sécurité sociale qu’on nous coupe ne sont pas versés, les heures supplémentaires ne sont pas payées. Nous en avons parlé aux inspecteurs de travail qui n’ont pas réagi, c’est pourquoi nous voulons par cette grève exprimer nos ras-le-bol», a-t-il indiqué.

Selon les manifestants, l’employeur n’observe pas les dispositions du code de travail en ce qui concerne la prise en charge en cas d’accident de travail. « La semaine passée, un de nous a été brûlé par le feu lors d’une opération de destruction des produits avariés. Pour l’instant, il est abandonné à son triste sort à l’hôpital de l’Amitié et aussitôt, il a été remplacé par un autre », a regretté un manifestant.

Les responsables d’Ecolog disent comprendre les manifestants et affirment que des procédures pour désamorcer la situation en appelant les travailleurs à la reprise. «Grâce à nos contrats avec les deux compagnies Bamelec et LJD, nous allons tenir une réunion aujourd’hui pour payer les salaires ce 5 Mai. Pour le cas du blessé, on s’occupe de lui, les preuves existent», a déclaré Gani Missimi, manager des opérations à Ecolog.

Les manifestants ont repris le travail tout en étant sur sa réserve en attendant le geste de l’employeur./

Partage.

L'auteur

Commenter