Centrafrique : Accrochage entre la coalition FPRC-Anti-Balaka et un groupe armé assimilé aux tchadiens à Bria

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BRIA, 16 mai 2017(RJDH)—Un combat oppose la coalition FPRC-Anti-Balaka à un groupe armé assimilé au tchadien depuis dimanche à ce jour dans la ville de Bria à l’est du pays. L’information a été confirmée au RJDH par des plusieurs sources de la localité.

Au moment où nous mettons sous presse cette information, la ville de Bria est sous tension et les combats ont repris entre les forces en présence. Ces combats ont eu lieu alors que la ville de Bangassou et Alindao au sud sont le théâtre des opérations militaires faisant plusieurs morts et des déplacés. L’affrontement a eu lieu dans un contexte de tension entre l’UPC et le FPRC.

La coalition FPRC-Anti-Balaka aurait délogé le groupe armé assimilé aux tchadiens proches de la Séléka de la brigade minière de Bria. Après un renfort des Anti-Balaka venus de la Kotto. Les leaders de ces groupes armés n’ont pas encore confirmé l’information ni le motif de l’affrontement. Mais des sources sécuritaires qualifient ce combat comme la résultante de ce qui se passe à Bangassou et à Alindao.

Un habitant de Bria joint au téléphone par le RJDH justifie l’attaque comme conséquence de l’échec des pourparlers entre les groupes armés pilotés par la société civile. « Les ex- sélékas ayant appris la nouvelle et n’étant pas d’accord de l’attaque ont alerté la société civile qui a initié une médiation. Malheureusement dans l’après-midi, ils sont revenus sur leur décision de combattre et ont harcelé les miliciens Anti-Balaka en leur interdisant d’entrer dans le marché », a-t-il expliqué.

Le bilan de ces affrontements n’est pas totalement établi du fait des combats « plusieurs personnes se sont réfugiées sur le site proche de la base de Minusca, plusieurs blessés et des personnes stressées », nous a confié une source sanitaire.

Les blessés se trouvent à l’hôpital des MSF France et continuent d’avoir des soins intensifs. Les sept gendarmes déployés dans la ville avec deux armes en leur possession et les policiers avec une arme ne parviennent pas à imposer l’ordre public. Le contingent rwandais de la Minusca est présent mais n’a pas encore réagi.

Ces attaques ont perturbé les épreuves physiques du baccalauréat prévues pour ce jour.

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