Centrafrique : 150 enfants de Tiringoulou dans la Vakaga retirés des groupes armés par l’ONG ODESCA

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BANGUI, 14 Mars 2017(RJDH) – Au moins 150 enfants retirés des groupes armés à Tiringoulou au nord du pays sont formés et bénéficient d’un appui de l’organisation de développement économique et social (ODESCA) dans la Vakaga. C’est c’est ce qu’a dit Salem Deworo président de cette organisation dans une interview accordée au RJDH ce 13 mars 2017.

L’enregistrement des enfants associés aux forces et groupes armés dans la préfecture de la Vakaga a commencé depuis 2015. 8.900 enfants ont été enregistrés. Ce nombre a connu une baisse à 6.400 quelques mois après. C’est dans ce contexte que l’ODESCA dans sa mission effectuée à Tiringoulou dans le nord a pu assister plus de 150 enfants en formation pour l’auto-prise en charge.

Le président de l’ONG ODESCA, justifie cette baisse par le combat qui a opposé les factions de l’ex-Séléka, « les combats entre la coalition FPRC et UPC ont occasionné le retour de certains enfants retirés dans les forces et groupes armés. Ce qui demande encore beaucoup de moyens pour leur retrait définitif car leur nombre reste élevé », a-t-il précisé.

Les 150 enfants de la ville de Tiringoulou retirés des camps des forces et groupes armés sont repartis dans différents domaines tels que, « l’éducation, l’alphabétisation, la pêche, le maraîchage et  l’agriculture » selon ODESCA.

Ce programme s’étant dans toutes les zones occupées par les groupes et forces armés afin de retirer les enfants tout en respectant les principes de Paris pour une meilleure réinsertion socio-économique. « Sur la situation de l’Ouham on a constaté au sein de cluster que les techniciens n’ont pas respecté le principe de Paris. Ce principe impose que les enfants qui ont pris les armes et ceux qui n’ont pas pris les armés puissent travailler ensemble et soient traiter de la même manière afin d’éviter des frustrations. C’est ce que nous allons corriger dans l’Ouham et l’Ouham-Pendé », a expliqué Salem Deworo

Selon les données officielles de l’Unicef qui appui ODESCA dans la mise en œuvre de ce projet, entre 6.000 à 10.000 enfants sont encore associés aux groupes armés en Centrafrique.

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