Centrafricain : Le MPC et FPRC divisés sur la décision exigeant le départ des fonctionnaires dans leurs zones

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BANGUI, 14 Janvier 2019 (RJDH)—Le Mouvement Patriotique Centrafricain (MPC) de Mahamat Al Katim ne partage pas la décision selon laquelle, le FPRC exige le retrait des fonctionnaires de l’Etat dans leurs zones de contrôle. Il appelle par ailleurs les fonctionnaires présents dans la Nana-Gribizi de rester dans leurs activités administratives. Il met en garde les autres groupes armés qui tenteraient d’inquiéter les fonctionnaires dans la région.

L’ultimatum de 72h du FPRC demandant aux fonctionnaires et agents de l’Etat de quitter les zones sous leur contrôle est expiré ce 14 janvier. Le groupe armé par la voix de l’un de ses leaders, Abdoulaye Issène, a indiqué que huit préfectures sont visées par la décision.

Il s’agit de Nana-Gribizi, Haut-Mbomou, Mbomou, Vakaga, Bamingui-Bangoran, Basse-Kotto et la Ouaka. La contre-offensive conjointe FACA-Mimusca entre les 10 et 11 janvier dernier à Bambari serait à la base de cette décision.

Une décision que le Mouvement Patriotique Centrafricain de Mahamat Al Katim, n’a pas du tout apprécié. Un responsable du mouvement a précisé au RJDH que cela ne regarde que le FPRC, « le MPC ne se reconnait pas dans cette décision car notre nom n’y figure pas et nous n’avons pas apposé notre signature en bas de ce document » a indiqué un haut responsable de ce mouvement armé, avant d’indiquer au RJDH qu’ils ont déjà rencontré les autorités politico-adminstratives et la Minusca pour réaffirmer leur engagement aux efforts de redéploiement de l’Etat.

« Nous avons déjà rencontré le Préfet de la Nana-Gribizi et la Minusca pour indiquer que nous ne sommes ni de près ou de loin associés à cet ultimatum que nous considérons comme unilatéral visant à saper les efforts du gouvernement avec qui nous sommes engagés dans l’Initiative de l’Union Africaine pour la paix et la réconciliation en Centrafrique » a-t-il ajouté.

Le MPC appelle les fonctionnaires présents dans la Nana-Gribizi de rester dans la sérénité et met en garde tous les autres groupes armés qui tenteraient d’inquiéter les fonctionnaires dans la région.

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L'auteur

Vianney Ingasso est journaliste-reporter au Réseau des Journalistes pour les Droits de l’Homme (RJDH). Après son passage à l’Université de Bangui, précisément au Département des Sciences de L’information et de la Communication où il obtint sa Licence Professionnelle en Journalisme (DSIC-6ème promotion), il a été stagiaire à la Radio Centrafrique et animateur à la Radio Voix des Jeunes.

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