Boda : Reprise progressive de la cohésion sociale et du vivre-ensemble

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Boda 26 septembre (RJDH) —- Comparativement aux années précédentes, la ville de Boda a renoué avec la cohésion pacifique entre les différentes communautés, a relevé  le secrétaire de la Sous-préfecture, Serge Vonga-Ndoumoro lors de l’interview qu’il a accordée au RJDH.

Tandis que l’instabilité persiste dans le nord centrafricain, des villes du Sud-Ouest commencent à faire l’expérience de la paix. C’est le cas de Boda située dans la Préfecture de la Lobaye dont le secrétaire de la Sous-préfecture a confirmé que la situation générale s’est améliorée comparativement aux années précédentes. « Quand nous étions arrivés au niveau de Boda, la ville était le théâtre d’affrontements entre des groupes armés avec l’histoire de ligne rouge et autre, la population vivait dans la psychose. Mais depuis ce dernier temps, je puis vous dire haut et fort qu’un calme total règne dans la ville de Boda » a-t-il déclaré.

Néanmoins, selon l’autorité sous-préfectorale, dans certains quartiers, les populations sont réticentes encore à cohabiter avec la communauté musulmane. «Nos frères de la communauté musulmane qui vivaient dans l’enclave commencent à vaquer librement à leurs activités, mais ils ne fréquentent pas encore ces quartiers. Face à cela, avec le concours de tous, je voudrai parler du Gouvernement, des ONG nationales et internationale et la population de Boda elle-même, nous nous efforçons pour que tout revienne dans l’ordre », a-t-il dit.

Ce retour progressif de la cohésion sociale est salué par Ali Bouba, secrétaire générale de la plateforme des communautés religieuses de Boda avant de se réjouir du vivre-ensemble retrouvé dans la ville « La situation que nous avons vécue ici nous a laissé perplexes. Pourquoi donc on s’entretuait il y a moins d’un an ? Aujourd’hui, certains musulmans vont dans leurs champs, mais pas au-delà de 5 kilomètres. En tout cas aujourd’hui, on a fait la paix, et cela au moins, on sait pourquoi on l’a fait, parce que c’est vital. » Il confirme que ses coreligionnaires ont la libre-circulation : « je puis vous rassurer que la communauté musulmane de Boda ne vit plus dans l’enclave », a-t-il noté.

Comparativement au mois de septembre 2015, la situation sécuritaire s’est sensiblement améliorée à Boda et s’est même stabilisée.

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