Afrique : Le GIEC tire la sonnette d’alarme sur les conséquences du changement climatique

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BANGUI, 8 octobre 2018 (RJDH)–Le Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (GIEC) a rendu public ce lundi 8 octobre, le résultat de sa première étude sur les conséquences d’un réchauffement de 1,5 °C des températures mondiales.

Cette limite que 197 Etats s’étaient engagés à respecter fin 2015, lors de la COP 21 « aura tout de même de graves conséquences sur la planète », a prévenu le GIEC. L’Afrique prendrait un grand coup.

Commandé au Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (GIEC) en décembre 2015 lors du COP 21 en France, ce rapport de 250 pages prévient sur les conséquences d’un réchauffement de 1,5°C par rapport à l’époque préindustrielle). Ce travail a mobilisé « 86 auteurs principaux de 39 pays (39 % de femmes) et de dizaines d’experts pour la relecture.

Selon ce document, « les émissions de gaz à effet de serre (GES) des activités humaines sont la principale cause du réchauffement climatique ». Les membres du GIEC ont relevé que ce « dernier se produit à un taux de 0,17 °C par décennie depuis 1950 ». A cette allure, la planète atteindrait « une hausse de 1,5 °C de la moyenne des températures entre 2030 et 2052 ». Puis l’étude a montré qu’ « en 2017-2018, nous avons déjà atteint 1°C d’augmentation du mercure depuis l’époque préindustrielle ».

Pareillement, les experts ont averti que la planète se réchaufferait de 3 °C d’ici à la fin du siècle. « Ce qui entraînerait des catastrophes irréversibles autant pour les humains que pour beaucoup d’autres espèces vivantes », ont-ils prévenu.

L’Afrique, victime du changement climatique :

Dès la publication de ce rapport, Oxfam International a réagit dans un communiqué signé par son directeur panafricain, M. Apollos Nwafor, déclarant que les changements climatiques ont « mis le feu » à notre planète, des millions d’individus en ressentent déjà les effets et le GIEC vient juste de montrer que les choses pourraient nettement empirer ».

Concernant l’Afrique, Oxfam International a estimé qu’avec le changement climatique, la famine augmentera sur le continent avec des effets dramatiques : « Une Afrique plus chaude est une Afrique qui souffre davantage de la faim. Aujourd’hui, avec seulement 1,1 degré de réchauffement au niveau global, les récoltes et le bétail à travers la région sont touchés et la faim progresse. Les cultivatrices pauvres avec des petites surfaces dans les zones rurales faisant partie des populations les plus touchées. À partir de là, les choses ne font qu’empirer », a –t-il mentionné.

En guise de mesure, l’ONG internationale a encouragé les Etats riches à s’investir dans le développement de l’énergie renouvelable et à donner plus de moyens. Ainsi, « Oxfam appelle à des financements accrus, responsables et transparents en faveur du climat de la part des pays riches, des financements qui aident les petits exploitants agricoles, en particulier les femmes, à réaliser leurs droits à la sécurité alimentaire et à la justice climatique ».

Pour ce mois d’octobre, de nombreux pays du continent ont vécu de fortes précipitations avec de graves conséquences sur la vie socioéconomique. De la Tunisie en passant par l’Algérie et la République Centrafricaine, …

« Le 5 juillet dernier, l’Afrique a très probablement enregistré son record de température fiable le plus élevé à Ouargla, dans le Nord de l’Algérie, avec 51,3° », a rapporté le communiqué d’Oxfam. La publication de ce rapport coïncide ave le Prix Nobel d’économie 2018 décerné ce jour aux américains, William Nordhaus et Paul Romer « pour leurs travaux sur le climat et l’innovation ».

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